The Brown Bunny

De et avec Vincent Gallo (écrit, produit, réalisé, édité et joué par)

Avec aussi Chloé Sevigny, Cheryl Tiegs...


Ayès, je me suis jeté à l´eau.

Alors, le film de Gallo a- t´il été décrié à juste titre ou s´est- il fait huer injustement?

Je doute pouvoir donner une réponse mais voici en tout cas ce que je pense de cet ovni cinématographique.

The Brown Bunny peut sembler porter à son paroxysme la notion de film d´auteur. Dès le début, nous sommes prévenus : Vincent Gallo a tout fait sur ce film, c´est un mérite qu´on ne peut que saluer.

De là à savoir s'il l'a bien fait, c'est une autre histoire! Ainsi, The Brown Bunny doit se contenter d´un scénario inexistant (  qui se résumera aux errances d´un homme déçu par l´amour).
Alors forcément, comme le scénario est infime, Gallo comble par des images, d´où un ennui assez récurrent. Mais estimons- nous heureux, car  à l´origine, le film durait 30 minutes de plus.
Pire encore, mis à part quelques paysages, ses images sont laides : mal cadrées (tiens, comme c'est moche une oreille), mal filmées, sans intérêt (aller au cinéma pour voir quelque chose que j'aurai moi- même pu faire ne me semble pas une priorité dans l'absolue)...

Doit- on tenter de trouver une signification profonde à tout cela?

J´en doute fort et ne considère donc pas ici Gallo comme un génie incompris (  je n´ai toutefois pas vu Buffalo 66)

Peut- être que l´intérêt se trouve finalement dans la scène de la fellation, tout à fait hallucinante (ben ça ressemble à un porno quoi)!

Eh bien non plus tellement elle est moche.

Etait- il nécessaire de la filmer de façon si... évocatrice?

Là où le spectateur trouvera finalement son bonheur, c´est plutôt dans cette fin émouvante et totalement bouleversante, qui sauve le film.

La question est posée : le film d´auteur doit-il se construire à ce prix là?

2/5 (pour la fin)

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