Carnets de Voyage

De Walter Salles

Avec Gael Garcia Bernal, Rodriguo de la Serna, Mia Maestro...


Un film paradoxalement surprenant. Et si Carnets de Voyage n'était pas le film humaniste qu'on attendait?

Plutôt qu'une réflexion métaphysique tendance Terrence Mallick, Walter Salles, moins ambitieux, s'attache à dépeindre le périple qu'effectua le Ché avant d'être le Ché, à travers toute l'Amérique du Sud en compagnie de son ami Alberto Granado.

C'est à hauteur d'homme que Walter Salles filme cette quête initiatique. L'oeuvre est donc plus humaine qu'humaniste. Mais alors terriblement humaine. A l'immensité des extraordinaires et multiples paysages de l'Amérique du Sud, le réalisateur oppose des scènes plus intimistes : rencontre avec une population chassée de ces terres ou, plus futilement, drague de la faune locale...

Forcément, pour faire tenir 15000 Km en 2 heures, Walter Salles fait des concessions mais ses choix, cohérents, sont les bons. Les paysages sont passés en revue rapidement, sans connotation philosophique, pour plus s'attarder sur le voyage des deux amis. Bref, c'est beau, brut et sobre (même si la scène finale pourra sembler "too much" pour certains).

Gael Garcia Bernal et Rodriguo de la Serna font réellement des merveilles.

Si Carnets de Voyage n'est pas une oeuvre de la trempe de La Ligne Rouge, il n'en reste pas moins un bon moyen de se pencher sur la vie d' Ernesto Guevara et de comprendre ainsi le cheminement qui l'a poussé à devenir le Ché.

Une aventure humaine à l'échelle d'un continent, belle et rare.

3/5

Retour