Gothika

De Mathieu Kassovitz

Avec Halle Berry, Penelope Cruz, Robert Downey Jr., Charles S. Dutton, John Carroll Lynch...

Dès le début, c'est bien malheureux, mais on le sent : ce qui nous pousse à aller voir Gothika, c'est Kassovitz. En effet, comment résister à l' excitation que peut provoquer l'arrivée d'un Frenchie à Hollywood. Surtout que Kassovitz n'est pas dépourvu de talent en ce qui concerne la mise en scène.

Bon c'est vrai il y a aussi les acteurs dont la très belle, et ici très hystérique Halle Berry, la très nouvelle Pénélope Cruz et le très toxicomane Robert Downey Jr...

Mais à part ça... ça sent le Dark Castel, à savoir une bonne vieille série B des familles : Miranda est psychologue dans une prison psychiatrique (on va le dire comme ça). Mais après être tombé sur une fille un peu louche un soir de pluie, elle se retrouve à son tour enfermée dans l'hôpital, accusée du meurtre de son mari...

Ce n'est pas mirobolant, et je vous rassure, ça restera accessible.

La musique est bof, la mise en scène, bien que virevoltante est très sélective dans la qualité des scènes présentées (certains dialogues font pitié)et les acteurs sont très... moyens même si Halle Berry, complètement hystérique, nous fait plaisir...

Bref c'est que du moyen, surtout quand on commence à se demander où est l'intérêt du film : dans un scénario peu brillant et maintes fois mise en scène au cinéma (le fantôme veut me dire quelque chose, mais quoi) ou dans la peur, qui surgit toujours de la même manière et ne fais finalement que sursauter (c'est déjà bien, nous sommes d'accord)?

Malgré tout, on suit cette histoire en se régalant de quelques scènes sympathiques (douches collectives, massacres de M. le mari)

Un film qui, dès le départ, ne pouvait dépasser certaines limites... Celles d'une série B de luxe, sans doute!

2/5

L'avis de Dom

BLEUARK!
Je viens de le voir hier soir en DVD, et franchement, ça ne tient pas la route.
Et ce, à cause d´un scénario particulièrement couillon, qui se cherche un alibi POUR faire un film de fantômes, PARCE QUE c´est un peu la mode.
Une intrigue plus que décevante, mais qui a le don de maintenir l´attention du spectateur, ce qui doit être de la pure technique d´écriture de calibration.
De plus, on a droit au syndrome HANTISE, c´est-à-dire, les bons gros effets de bruitages et de caméra bien bourrins à l´américaine, qui ont la fâcheuse manie de prendre le contre-pied de l´intention de départ : FAIRE PEUR.
On sursaute quelquefois, bien sûr, mais le film penche tellement plus vers le gros film d´action qu´on ne peut espérer avoir vraiment peur.
Bref, pour moi c´est quand même une bouse, qui aura eu au moins le mérite d´offrir à Halle Berry une prestation remarquable, sans artifice de femme fatale.
Un film pop-corn dont on se demande où est passé le réalisateur de La Haine...
Kassovitz? Où es-tu? Kasso? YOU-HOU...

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